Genèse du risque
Le terme "tremblement de terre" désigne, au sens propre, un ensemble
de secousses, c'est-à-dire de mouvements alternés
et d'accélérations associées, que nous ressentons
à la surface de la croûte terrestre, à partir d'un
ébranlement se produisant dans les profondeurs du
globe.
A la manière de l'épiderme de la peau humaine, cette croûte terrestre
est mince, de l'ordre de 60 kilomètres, mais réduite
en quelques points à moins de 10 kilomètres de profondeur.
La zone de transition avec le milieu intérieur s'appelle
"discontinuité de Mohorovicic, du nom d'un géophysicien
yougoslave, qui l'identifia au début du siècle. La
croûte représente ainsi le sommet d'un empilement
de strates intérieures, construit autour du noyau
central, lui-même solide dans sa partie la plus interne,
liquide dans son enveloppe externe ; ce noyau est
entouré d'un "manteau" de près de 3.000 kilomètres
d'épaisseur (environ la moitié du rayon terrestre
de 6.370 kilomètres).
Nous sommes assez précisément renseignés sur cette stratification
par l'analyse des ondes sismiques, qui sont déclenchées
par les ébranlements en cause, à la manière des ondes
en surface d'un plan d'eau lorsque l'on y projette
une pierre, et que l'on reçoit - avec les déformations
et les décalages temporels subis dans leur propagation
souterraine, - dans un réseau de stations sismométriques,
qui permettent de "lire" et interpréter les enregistrements
correspondants (sur sismographes enregistreurs).
Ces ondes sismiques sont ainsi de plusieurs natures.
Les ondes "P", également appelées longitudinales, marquent une succession
de compressions et rétractions, dans l'axe de propagation.
Les ondes "S", dites transverses, ou de distorsion
ou de cisaillement, traduisent des vibrations latérales,
que l'on peut comparer à celles des cordes vibrantes.
Leur vitesse est très sensiblement inférieure à celles
des ondes P, - en deçà, pour fixer les idées, de 3
kilomètres par seconde contre des valeurs atteignant
6 kilomètres par seconde pour les précédentes : elles
arrivent donc sensiblement en retard ; elles ne peuvent,
pour ce qui les concerne, traverser les parties liquides
(notamment, le noyau externe).
En matière de tremblements de terre, l'énergie la plus importante
est dépensée dans des ondes superficielles, dites
de Love (ondes L) et de Rayleigh (ondes R) du nom
de deux géophysiciens anglais.
Ces ondes, qui se propagent en plan horizontal, se traduisent par
des mouvements différents ; les ondes de Rayleigh
un peu plus lentes, produisent des déplacements verticaux
en forme elliptique.
Sous l'effet de ces ondes, le sol et les bâtiments qu'il soutient
vibrent dans une gamme de valeurs de 0,1 à 30 hertz
(en abréviation : hz). L'effet des ondes de compression
et de cisaillement se place dans la gamme des "hautes
fréquences", typiquement supérieures à 1 hz, qui sont
dangereuses pour diverses catégories de bâtiments
bas, tandis que les ondes de Love et Rayleigh, en
"basses fréquences", sont spécialement nocives pour
les bâtiments élevés - on dira : élancés - et à distance
plus grande (peut-être quelques dizaines de kilomètres)
parce que leur amplitude s'amortit plus lentement.
Revenant sur les causes des tremblements de terre, on considère
que les grands mouvements de l'écorce (ou lithosphère)
sont liés à ceux du magma, matière visqueuse à haute
température (de l'ordre de 1500° C) probablement animée
d'une circulation du type convectif, à l'image des
tourbillons atmosphériques - tourbillons étudiés par
le français BENARD -, qui naissent comme dans une
bouilloire, des points les plus chauds à sa base,
mais à des vitesses incomparablement plus faibles
(de l'ordre du centimètre par an).
Le magma ainsi continuellement brassé, transporte des blocs de dimension
continentale ou intercontinentale, que l'on appelle
des "plaques".
La géophysique moderne, développant et aménageant les premières
théories dites de la "dérive des continents" du météorologiste
et géophysicien allemand Wegener en première moitié
de ce siècle, parle de la "tectonique des plaques",
dont le mouvement et l'affrontement sont à l'origine
d'un grand nombre de séismes, notamment lorsqu'une
plaque s'enfonce sous la plaque "adverse" - phénomène
dit de "subduction".
Tel est le cas pour la plaque caraïbe, dont les frontières Ouest
et Est sont soumises à des subductions, respectivement
de la plaque de l'Océan Pacifique (plaque des Iles
Cocos) et de la plaque de l'Océan Atlantique, elle-même
poussée en quelque sorte par l'émergence du fossé
médio-atlantique. Les subductions en cause ont pour
manifestation les plus spectaculaires, les éruptions
volcaniques, sur les côtes de l'Amérique Centrale
et sur l'arc des Petites Antilles, lorsque, par accident,
une poche de magma interne se trouve "pincée" par
le chevauchement inter-plaques.
En cas particulier fréquent, les séismes se manifestent par des
failles, déchirures superficielles de la lithosphère,
lorsque celle-ci se rompt sous la contrainte de l'ébranlement,
né du choc inter-plaques ou de "craquements" intra-plaques.
Ces failles peuvent se révéler à la surface du sol,
en cas de séisme violent, par des crevasses ou des
décalages verticaux de plusieurs mètres d'extension
(cas des séismes d'Amérique Centrale).
La durée du phénomène s'exprime en quelques secondes ou, au plus,
en quelques minutes. Il peut y avoir dans les heures,
les jours ou même les mois consécutifs, des "répliques",
en principe d'intensité décroissante.
Les impacts
D'un point de vue mécanique, on reconnaît dans la secousse sismique,
deux types de mouvements (et leurs combinaisons),
qui sollicitent la charpente des constructions :
- A la verticale
du foyer, dont la projection au sol est appelée
épicentre, il s'agit essentiellement d'un mouvement
vertical de bas en haut ou de haut en bas, selon
que le phénomène se traduit par un pincement (une
compression) surélevant le terrain, ou au contraire,
par une subsidence, sur dilatation du milieu ambiant ;
- Plus loin, l'effet vertical s'atténue avec la
distance : l'effet dominant est horizontal,
lié au mouvement de la faille. L'oscillation ressentie
n'est pas exactement planaire : on peut constater
des secousses à angle droit du balancement d'objets
suspendus : ceci traduit les effets duels des
ondes à composante transversale et des ondes longitudinales,
enregistrées sur les sismographes (ondes P et S).
Les tremblements de terre peuvent être caractérisés en forme numérique
par des " échelles ", traduisant les degrés
de violence du phénomène. La magnitude M des séismes
est donnée par l'échelle dite de Richter (1935), qui
en avait d'abord proposé la définition empirique sur
un sismographe étalon. La définition actuelle utilise
l'amplitude maximale du mouvement au sol à une distance
donnée de l'épicentre : elle est indépendante
de l'observateur et est reliée, doublement, à l'intensité
maximale à l'épicentre et à la profondeur du foyer.
Essentiellement, la magnitude se rattache à l'énergie libérée, par
une formule de type logarithmique. Ceci signifie que
la relation arithmétique entre magnitudes modérées
(M = 4) et fortes magnitudes (M = 8) correspond en
réalité à un rapport de puissances où le million devient
l'unité de compte. A titre de référence, la bombe
H la plus puissante (Nouvelle-Zemble, URSS 1961) atteignait
57 mégatonnes de TNT, voisine des plus fortes énergies
sismiques constatées.
En fait, si l'échelle de Richter sert de référence au plan proprement
scientifique, il convient de raisonner, au plan pratique,
sur les échelles d'intensité MCS (Mercalli, Canceni,
Sieberg), MM (Mercalli modifié) et MSK, la plus récente,
(1964), dont le sigle groupe les initiales Medvedev,
Sponhauer et Karnik. Cette échelle comporte douze
degrés, la gradation correspondant aux effets ressentis ;
en un mot, il s'agit d'une échelle du danger pour
l'homme et ses constructions.
L'échelle MSK n'est pas très différente de l'échelle de Richter
pour les petits degrés (jusqu'à 5) ; c'est ainsi
que le degré 3 définit une " secousse ressentie
par quelques personnes à l'intérieur des habitations ;
vibration des vitres et balancement d'objets " ;
le degré 4 est perçu comme une vibration : fenêtres,
portes et assiettes tremblent. Au degré 5, la secousse
est ressentie par toute la population d'une localité :
de nombreux dormeurs s'éveillent. Les animaux sont
nerveux. Les objets suspendus connaissent un large
balancement. On perçoit la vibration comme celle d'un
objet lourd tombant dans le bâtiment. Il n'y a pas
encore de dégâts véritables, sauf très sporadiquement
(sur défaut d'arrimage des objets).
De 6 à 10,
l'échelle MSK fait apparaître les dégâts aux habitations,
en les classant :
Par nature :
1er degré
: fissuration et chute de débris, plâtres
2ème degré : fissuration des murs, chutes de tuiles,
fissuration et chute de cheminées
3ème degré : lézardes larges et profondes dans les
murs
4ème degré : brèches dans les murs, effondrements
partiels, destruction de cloisons intérieures
5ème degré : effondrement total de la
construction
Par type de construction
Type A :
maisons en argile, en pisé, en briques crues (" adobe ")
maisons rurales, constructions en pierres ordinaires
(galets, etc.)
Type B :
constructions en briques ou en blocs de béton
constructions mixtes en maçonnerie et bois ;
constructions en pierres taillées
Type C :
constructions armées et bonnes constructions en
bois.
Apparaît aussi le taux d'impact, c'est-à-dire le nombre de bâtiments
endommagés, répartis en trois classes : quelques-uns
(5%), beaucoup (50%), la plupart (au-delà de 75%).
Dans cette gamme d'intensités MSK de 6 à 10, la perception
humaine du séisme correspond à des sensations particulièrement
fortes.
Dans le zonage sismique de la France, le degré VI est intitulé par
la Direction des Risques Majeurs : " frayeur ".
De nombreuses personnes effrayées se précipitent en
effet vers l'extérieur. Les animaux domestiques s'échappent
de leur stalle. Le mobilier lourd peut se déplacer.
Des dommages au 1er degré sont fréquents
dans les bâtiments du type A, et commencent à apparaître
dans quelques bâtiments de type B.
Le degré VII correspond à des dommages sensibles aux constructions :
de nombreux type A sont endommagés au 3e
degré, voire au 4e degré : pour le
type B, on note de nombreux dommages du 2e
degré : les bâtiments type C commencent à être
touchés. Beaucoup de personnes ont de la difficulté
à rester debout. La vibration est ressentie par des
conducteurs d'automobiles. De grosses cloches se mettent
à sonner. Des joints de canalisation sont endommagés.
Le degré VIII amplifie les effets précédents : les bâtiments
type C atteignent le 2e voire le 3e
degré d'endommagement. Quelques bâtiments du type
B atteignent le 3e, voire le 4e
degré. De nombreux bâtiments type A sont endommagés
au 4e, voire au 5e degré. On
note un peu partout frayeur et panique. Des branches
d'arbres cassent. Les monuments et statues se déplacent
ou tournent sur eux-mêmes. Il y a des crevasses au
sol de quelques centimètres. L'eau des lacs devient
trouble. Le débit des sources varie notablement.
Au degré IX, les dommages aux constructions sont généralisés, avec
une nouvelle progression dans l'échelle " glissante "
type de construction/nature des dégâts. La panique
est générale. Les animaux courent dans toutes les
directions et poussent des cris. Dommages considérables
aux réservoirs au sol ; rupture partielle des
canalisations souterraines. Des routes sont endommagées ;
parfois des rails de chemin de fer sont pliés.
Au degré X, les ouvrages d'art (ponts, barrages, digues) sont endommagés,
les canalisations sont rompues, les voies de chemin
de fer sont déformées (accidents de convois ferrés
(en route ").
On ne note qu'exceptionnellement les degrés XI et XII, où la déformation
du terrain est importante, les bâtiments, même " bien
construits ", subissent des dommages sévères.
Il existe, naturellement, en milieu urbain, des facteurs
aggravants, qui sont souvent liés à la rupture des
canalisations de gaz, à l'allumage d'incendies violents
et rapidement migrateurs. Il faut insister sur l'idée
que l'urbanisation croissante représentera pour l'avenir,
des risques multipliés en cas de séisme.
Le zonage sismique s'efforce de classer les régions, suivant le
niveau de l'aléa.
Un grand nombre de pays adoptent la présentation suivante :
zones de sismicité
négligeable : notation sismicité " O "
zones de sismicité faible : notation sismicité
Ia et Ib
zones de sismicité moyenne : notation sismicité
II
zones de sismicité forte : notation sismicité
III.
La forte sismicité est identifiée selon les critères suivants :
existence
ou non d'événements historiques d'intensité égale
ou supérieure à 8 ;
" temps de retour " d'événements d'intensité
8, inférieur ou égal à 250 ans ; et/ou temps
de retour d'intensité 7 inférieure à 75 ans.
Le zonage du risque, c'est-à-dire la division du territoire en " zones
de sismicité " à l'intérieur desquelles l'aléa
sismique peut être considéré comme uniforme, conduit
lui-même à la définition de règles pour la construction
parasismique.
On a adopté en France, pour les règles " PS 69 " (actualisées
PS 92), les dispositions suivantes :
On prend pour donnée de base la répartition des ouvrages en " classes
de risque " en fonction de leur destination.
La classe O comprend les ouvrages dont la défaillance
ne représente qu'un risque minime pour les personnes
ou l'économie. La classe A groupe les ouvrages ou
installations offrant un risque dit " normal "
pour la population (habitations, bureaux, usines,
etc.). La classe B se rapporte aux ouvrages présentant
un risque élevé du fait de leur fréquentation ou de
leur importance socio-économique (écoles, stades,
salles de spectacles, etc.). La classe C représente
les ouvrages et installations dont la sécurité est
primordiale pour les besoins de la protection civile
et la survie de la région (hôpitaux, casernes, centraux
téléphoniques, etc.).
Les codes de calcul anti-sismique du bâtiment, basés anciennement
sur un coefficient d'intensité " alpha ",
utilisent désormais une accélération nominale exprimée
en " g " (accélération de la pesanteur),
conformément au tableau suivant :
|
Zones de sismicité |
Classe des bâtiments |
| O
Sismicité négligeable
Ia
Très faible sismicité
Ib
Faible sismicité
II
Sismicité moyenne
II
Forte sismicité |
A
0,10
0,15
0,25
0,35 |
B
0.15
0.20
0.30
0.40 |
C
0.20
0.25
0.35
0.45 |
|
Les séismes déterminent, assez souvent, deux effets spectaculaires
et particulièrement dangereux.
La " liquéfaction " des sols intervient lorsqu'un sol
sableux avec un substrat riche en eau, devient quasi-liquide
sous l'effet d'un fort tremblement de terre, et perd
sa capacité de résistance au cisaillement, du fait
de la montée de pression interstitielle entre les
grains, d'où effondrement de structures, ponts et
digues notamment.
Le raz-de-marée ou tsunami (nom japonais) est un phénomène
de soulèvement de la surface de la mer à la suite
d'un séisme. Le "front" de l'onde tsunami progresse
sur l'océan à des vitesses pouvant atteindre 700 km/h.
Le tsunami le plus meurtrier de ces dernières années
se produisit en mai 1960 au Chili avec une sur-hauteur
de la mer de l'ordre de 5 à 10 mètres.
Possibilités de prévision de l'aléa sismique
A la différence du risque cyclonique, dont la prévision est assez
bien maîtrisée, la prévisibilité du risque sismique
est certainement encore très modeste et souvent l'objet
de controverses, nées pour une part, d'une ambiguïté
sémantique.
Il faut entendre par prévision une connaissance anticipée de la
date et du lieu de tels événements. Force est de constater
que " l'état de l'art " ne permet pas, à
la différence des événements proprement hydrométéorologiques
(pluies diluviennes et inondations), de prévoir au
sens précédent l'occurrence d'un séisme. Mais il convient
de mentionner l'effort de recherche très important,
mené dans ce domaine par les géophysiciens et également,
désormais, les physiciens eux-mêmes.
Le principe des " prévisions statistiques " se fonde sur
l'analyse des séries temporelles de tremblements de
terre enregistrés dans le passé, pour en déduire des
fonctions de répartition probabiliste, récurrentes
et donc extrapolables sur le futur. Malheureusement,
ces approches stochastiques sont discutables :
l'échantillon des données disponibles est éventuellement
trop petit ou trop court ; et on peut fondamentalement
s'interroger sur la nature de la " mémoire "
des événements sismiques, aux échelles considérées.
Le cas d'El Asnam et Chlef en Algérie (deux séismes
consécutifs en 1954 et 1980) est indicatif à cet égard.
En fait, les analyses des événements du passé, convenablement interprétés,
permettent un " zonage " qui est précieux
pour l'application de règles de construction parasismique.
Les axes de recherche " déterministe " concernent à la
fois la dynamique fondamentale de la croûte terrestre,
animée par les mouvements du magma et révélée par
la tectonique des plaques ; et les manifestations
superficielles traduisent une modification de la stabilité.
On trouve ainsi des avancées dans le traitement statistico-dynamique
des données archivées de séries sismiques (Keilis-Borok).
La cartographie obtenue à partir des données géologiques
et des données extensométriques les plus récentes
–par satellites-laser et désormais, grâce au GPS géodésique–
permet la localisation très fine des éléments significatifs
des "sources" et des failles. Enfin, on citera certaines
corrélations spatio-temporelles entre les " sursauts "
du champ électrique et l'occurrence des mouvements
sismiques, enregistrés en Grèce par l'équipe dite
" VAN ", qui sont encore objet de controverses
scientifiques.
La théorie du " sismic gap " - interruption momentanée
d'une série de séismes, interprétée comme un temps
de relaxation, précédant une nouvelle " montée
en puissance " - est un thème d'étude souvent
repris.
Dans un domaine proprement naturaliste, on s'intéresse aussi aux
manifestations surprenantes de certaines catégories
d'animaux – animaux domestiques ou animaux sauvages,
vivant normalement dans des cachettes souterraines.
Plutôt qu'à un sens " divinatoire ", on
peut imputer ces manifestations à une perception fine
de divers changements physiques en cours, éventuellement
micro-sismiques, ou l'émission anormale de certains
gaz(CO2, radon…)
Les parades au risque sismique
Les caractéristiques générales du risque sismique : apparition
aléatoire, manifestations espace-temps désordonnées,
énormité des énergies mises en jeu, ont des conséquences
évidentes sur l'efficacité des parades possibles.
On peut, cependant se fixer un objectif de réduction
des conséquences , en jouant sur trois plans distincts :
La protection
individuelle peut être améliorée par l'acquisition
des " bons réflexes " utilisables lors
de la survenance du séisme ;
La protection collective conduira à " éviter "
dans la construction des agglomérations urbaines,
les zones dangereuses, déterminées a priori
par un micro-zonage précis ;
La protection des infrastructures, et particulièrement
des habitations et locaux à usage social, consistera,
en bonne part, à renforcer les architectures par
l'application des codes de construction, et toutes
dispositions constructives améliorant la qualité
du bâti. Egalement, on pourra jouer des formules
de résistance " en souplesse ", en aménageant
certains dispositifs " élastiques " dans
les fondations.
On voit là diverses portes ouvertes à la recherche sur le double
plan de la science et de la technologie. C'est ainsi
que pourraient se développer, d'une part des modèles
physico-mathématiques, tendant à la prévision (modèles
tridimensionnels) à partir de nouvelles mesures en
réseau ; d'autre part, des technologies de détection
et réaction instantanées où l'automatisation, soutenue
par l'électronique, permet de suppléer les moyens
humains, insuffisamment rapides et performants.(exemple
: fermeture automatique des "circuits vitaux" sur
détection par accéléromètres domestiques).
Effondrement de vieilles maisons suite au tremblement de terre de
Turquie
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